"Le silence est d'or, mais on n'a pas les moyens."

                                                                                                                                                                                                                         Damien M.

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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Nous avons appris par voie de presse (édition en ligne du Courrier de l'Ouest du 14/07/2019) qu'une brève altercation avait eu lieu en marge de l'acte XXXV entre un correspondant du Courrier de l'Ouest et un Gilet jaune.

23/07/2019 à 00h57

Le Service presse, pour l'Assemblée citoyenne des Gilets jaunes d'Angers

Auteur

Communiqué du 15 juillet 2019. Incident avec la presse lors de l'acte XXXV des Gilets jaunes à Angers

Nous déplorons cet incident et regrettons qu'il puisse mettre en doute la volonté des Gilets jaunes d'Angers de participer, avec le concours de la presse, à la construction de l'information au service des Angevins et des Angevines.


Afin de clarifier ce malentendu et de refonder les bases d'une collaboration pour une information libre et objective, nous proposons de rencontrer les différentes rédactions locales, à commencer par celle du Courrier de l'Ouest.

Le samedi 29 juin, lors de l'inauguration de l'esplanade de la Maine, les Gilets jaunes d'Angers et environs ont tenu à manifester leur simple présence en brandissant un ensemble de cartons jaunes composant la phrase "ON EST LA".

 

Cette mobilisation de courte durée, totalement pacifique, se tenait de l'autre côté de la Maine, en un lieu choisi à l'écart des festivités afin de ne pas créer de troubles à l'ordre public. Elle entendait montrer aux Angevins et aux angevines, rassemblé.es à cette occasion, que le mouvement des Gilets jaunes est toujours dynamique et d'actualité.

04/07/2019 à 17h31

Les Gilets Jaunes d'Angers

Auteur

Communiqué des Gilets jaunes d'Angers et environs. Entrave à la liberté de manifester lors de l'Acte XXXIII à Angers

Pourtant, quelques instants après le début de l'intervention, deux cavaliers de la police municipale ont fait irruption et ont lancé leur imposante monture dans le groupe des participant.es pour les effrayer et les disperser, créant un désordre parmi celui-ci et le public présent en nombre, alors que tout se passait calmement. Cette charge a été ressentie comme étant d'autant plus violente qu'elle n'a été précédée d'aucun avertissement oral ni d'aucune sommation.

 

Les deux cavaliers, mutiques, n'ont pu totalement maîtriser leurs énormes chevaux,


visiblement affolés par le chaos soudainement créé. En conséquence,  la police montée a, de par son action, mis en danger non seulement les manifestants.es <http://manifestants.es/>, mais aussi les badauds.
 
 
Nous, Gilets jaunes d'Angers et environs, dénonçons une opération des forces de l'ordre aussi brutale qu'injustifiée, ayant pour but de nous empêcher d'user de nos droits fondamentaux d'expression et de manifestation, droits qui conditionnent la démocratie. Nous demandons une enquête administrative auprès des responsables locaux, mairie et préfecture, afin d'identifier les donneurs d'ordre. Nous refusons, au niveau local comme au niveau national, que les acteurs de la lutte sociale pour le bien commun de tous soient considérés comme des malfaiteurs et traités comme tels.

L’Assemblée citoyenne des Gilets jaunes d’Angers tient à remercier tous les collectifs écologistes qui ont œuvré à la réussite de la Marche pour le Climat du samedi 25 mai dernier. Elle salue tous leurs efforts et le temps passé à organiser, coordonner, communiquer et faire en sorte que cette journée puisse rassembler le plus de monde possible dans une véritable synergie.

30/05/2019 à 23h56

L'Assemblée citoyenne des Gilets Jaunes d'Angers, réunie le 29 mai 2019 à Angers.

Auteur

Marche pour le Climat : Communiqué de l’Assemblée citoyenne des Gilets jaunes d’Angers le 29 mai 2019

Elle tient toutefois à souligner que, à l'image de la fusion réussie des militant.es dans ce cortège, bien des points de convergence ont pu être exprimés lors des discours et par les banderoles. Depuis le début du mouvement, en effet, de nombreux défenseurs de l'écologie ont rejoint les Gilets jaunes, et nombre de Gilets jaunes ont soutenu la cause écologique.

Certes, il peut exister des disparités quant à l'appréciation des priorités et des modalités d'action, mais il appartient à chaque mouvement de s'enrichir de ces différences et de s'appuyer sur cette complémentarité.

Nous, militants du mouvement social jaune, formulons le vœu de continuer à œuvrer de concert avec vos différents collectifs dans un esprit de concorde et d’amitié sur tous les prochains rendez-vous de résistance à ce système capitaliste et politique.

Pas de justice écologique sans justice sociale.
Pas de justice sociale sans justice écologique.

Faisant mention de l’article « Gilets Jaunes. A Angers, la lassitude gagne les rangs de la police » parut dans Ouest France du 13/04/19.

06/05/2019 à 10h19

La commission Média, Com & Veille

Auteur

Communiqué des Gilets jaunes à l'article « Gilets Jaunes. A Angers, la lassitude gagne les rangs de la police » paru dans Ouest France le 13 avril 2019

Et en réponse.

 

  1. Cela fait 24 samedis d’affilés que les Gilets Jaunes manifestent leur colère sans être nullement entendus. Nous partageons totalement l’avis du syndicat Alliance quand il souhaite que cela s’arrête. Mais qu’il se tourne vers le chef de la police, à savoir M. CASTANER. Qu’il se tourne aussi vers M. MACRON, rendu sourd par une idéologie, rejetée par une large majorité de français-ses eu regard des « vrais » résultats du grand débat, et des discussions engagées par les Gilets Jaunes par-delà les ronds-points. La lassitude, nous la ressentons tous. Mais croyez bien qu’elle est particulièrement présente depuis bien longtemps chez les classes sociales les plus paupérisées. Et pourtant, personne n’accuse la police. Elle est depuis bien longtemps ressentie dans le milieu hospitalier. Et pourtant, personne n’accuse la police. Elle est plus que présente dans les EHPAD et tristement ignorée. Et pourtant, personne n’accuse la police. Certes, le syndicat Alliance est dans son rôle lorsqu’il profite du mouvement social pour réclamer plus de moyens. En revanche, il dérape totalement lorsqu’il ose mettre côte à côte la mobilisation sociale démarrée le 17 novembre dernier, et le nombre inouï de suicides chez ses collègues. Rappelons que cette tendance morbide fait rage depuis de nombreuses années : sur la décennie 2006-2015, ce ne sont pas moins de 709 agents des forces de l’ordre qui ont mis fin à leurs jours (www.gendxxi.org). Les Gilets Jaunes se battent pour le respect de tous-tes les travailleurs-euses, et à cela disent STOP !

  2. Déjà en 2017, le député FI Alexis Corbières avait appelé à une commission d’enquête pour “agir contre cette souffrance” : cent-trente-cinq cas de suicides pour cette seule année. A-t-il même été entendu ?

  3. Beaucoup de vos collègues ont depuis très longtemps dénoncé des conditions de travail dégradées, des politiques du chiffre flétrissant la fonction, des pratiques managériales peu enclines à se préoccuper de la santé morale de ses agents-es, des manques de formation conduisant à des erreurs lourdes d'appréciation sur le terrain, et de graves dérives éthiques. Avez-vous noté des améliorations ? Le jusqu’au boutisme n’est pas de notre fait, mais est à mettre au crédit de gouvernements qui essorent stricto sensu, ces femmes et ces hommes.

  4. La réaction de nos gardiens de la Paix face à la dégradation de la plaque commémorative de Xavier Jugelé est bien légitime. Nous aussi nous pleurons les disparu.es, les corps mutilés, et les traumatisé.es à vie. Ce n’est pas un jeu où nous compterions des points. Nous en sommes tous là.

  5. D’ailleurs, nous n'oublions pas. Vingt-huit suicides depuis le début de l’année. Sept en une semaine. Comment en arrive-t-on là ? Les arrêts maladies pleuvent, comme le déclare Christophe Granger, délégué zonal UNSA Police de la région Ouest. En dehors des manifestations des Gilets Jaunes, des mobilisations professionnelles et syndicales dans de nombreux secteurs, des marches pour le climat, des démonstrations de la Ligue des Droits de l'Homme et d’autres collectifs associatifs, ce sont également chefs d'état et ministres qu'il faut escorter à grand renfort d'agents, au gré de leurs déplacements respectifs, allant jusqu'à boucler un centre ville : plusieurs centaines de fonctionnaires mobilisés pendant une journée entière. Soixante-dix à quatre-vingt agents pour une manifestation le samedi après midi ? Tout autant pour une seule personne et sa suite, comme l'a démontré Mme BELOUBET la semaine passée dans notre département. Déjà vu ?

  6. « 88h en une semaine », « Quarante-huit sur soixante-et-un fonctionnaires de la CRS 51, basée à Orléans sont en arrêt maladie depuis ce jeudi matin. » dénonçait encore C. Granger la semaine dernière. Il serait bien méprisant pour eux, même à demi-mots, d'insinuer que cinq mois de crise soient la cause d'un tel désespoir, conduisant certains à un acte d'une telle violence...

  7. Et la police n’est pas la seule concernée par l’affliction. Rappelons que le secteur agricole recense en moyenne un suicide tous les 2 jours en 2018. C’est 20 à 30 % de plus que dans n’importe quelle autre catégorie professionnelle. Sans la moindre corrélation avec la crise des Gilets Jaunes.

  8. Voyez-vous, M. le secrétaire départemental Alliance, nombreux-ses sont celles et ceux qui n’oublient pas que derrière l’uniforme se tient un être humain, un père, une mère, une sœur, un fils. Et justement. Beaucoup ne comprennent pas le zèle dont ont fait preuve certain-es de vos collègues, où se sont tristement illustrées les BAC et les CSI, conduisant à une multitude d'enquêtes de l'IGPN dont deux sont en cours à Angers. Alors la prochaine fois, tendez l’oreille. Et vous entendrez aussi des appels à la raison quand la répression fait rage, quand les LBD fusent, quand les grenades explosent, quand les matraques fracassent, quand les voltigeurs voltigent. Sous le gilet jaune, il y a aussi des êtres humains. Il y a aussi, potentiellement, une mère, un père, une fille, un frère. Et ceux là, dans la misère, meurent également chaque jour.

  9. Rappelons que la devise de la Police Nationale est lourde d’obligation : « Pro patria vigilant ». Soit, « Ils veillent pour la patrie » ; que ces gardiens-nes sont bien celles et ceux de la Paix et que leur mission est d'assurer la protection des libertés individuelles et collectives. Non pour les réprimer. L'article 12 de la Constitution des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 affirme ainsi que la garantie de ces droits nécessite une force publique « instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. » Ne vous suicidez pas. Rejoignez-nous !

Dimanche 3 mars dernier, sous une pluie battante, un groupe de Gilets jaunes a symboliquement bloqué l’entrée des camions du Courrier de l'Ouest à Angers.

13/03/2019 à 19h45

La commission Média, Com & Veille

Auteur

Communiqué des Gilets jaunes suite au blocage du Courrier de l'Ouest du 3 mars 2019

Cette action a eu pour but de dénoncer un traitement médiatique partial du mouvement des Gilets jaunes, focalisé sur ses supposés conséquences négatives.  Cette médiatisation se fait aux dépens de toutes les actions positives que le mouvement entreprend en faveur de la prise de conscience politique et citoyenne, du débat, du lien social et de tous les travaux de convergence entrepris en relation avec une multitude d’acteurs sociaux.  

Les Gilets jaunes rappellent évidemment leur attachement à la liberté de la presse, lorsque celle-ci s’inscrit dans le respect de l'éthique du journalisme, en particulier la notion d’impartialité dans le traitement de l’information.  

Par ailleurs, la dissymetrie des audiences entre le journal Courrier de l'Ouest, qui touche plusieurs milliers de lecteurs, et les Gilets jaunes d’Angers qui n’ont d’autre media que leur voix, rend d'autant plus important la production d'une information la plus juste et la plus objective possible.  

La liberté d’expression est un droit fondamental pour tous, et il ne saurait être entravé par ceux qui détiennent la responsabilité éthique des canaux de cette expression.

Cette attitude de la presse, si elle est maintenue, risque d'entraver l'expression d'une large majorité de la population dans la mesure où celle-ci soutient l'action des Gilets jaunes.

C'est dans cette perspective que ces derniers aspirent maintenant à engager une relation plus constructive avec les acteurs de l’information de la région, rétablissant la confiance nécessaire aux rapports sociaux et a la bonne marche de la démocratie.

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